Un vendredi pour le climat … et un samedi

Le Collectif Il est encore temps Haut-Doubs organise, en contestation du « Black Friday », journées mondiales de la sur-consommation, un « Climate Friday », les vendredi 23 et samedi 24 novembre 2018, place d’Arçon à Pontarlier, de 14 h à 17 h.

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Sécheresse : visite de terrain

Le Doubs au défilé d’Entreroches, L’Est républicain du 23 octobre 2018

Plusieurs membres du Collectif « Il est encore temps – Haut-Doubs » ont participé, le 6 novembre 2018, à la journée à l’initiative des verts de Besançon en présence du secrétaire national EELV, David Cormand, consacrée à la problématique de l’eau et à la sécheresse. Ils en ont fait le compte rendu suivant :

1er site : Lac de Challexon – Villers-le-Lac : présentation du site, de la configuration géologique (effondrement, lac de Chaillexon,), problématique sécheresse et ressource en eau expliquée par des personnes françaises et suisses de part et d’autre de la frontière Villers/Les Brenets ; la politique de l’urbanisme, des transports,..le représentant des pêcheurs bien remonté contre la Préfecture qui n’a pas assumé la fermeture brusque du barrage d’Oye et Pallet fin octobre avec comme conséquences de gros dégâts sur la faune (perte de quantités importantes de poisson) notamment.

2ème site : Défilé d’Entre Roches, explication par Pascal Reilé hydrogéologue, sur la rivière du Doubs : sa trajectoire « actuelle », la zone des pertes et sa trajectoire « future » pour rejoindre directement la Loue. Il a également explicité le défilé d’Entre Roches, le phréatique karstique, les conséquences du réchauffement climatique avec des périodes de crue ou sécheresse de + en + fréquentes. Enfin, la problématique de Pontarlier ville construite sur un cône alluvionnaire : la ville est installée sur la partie la plus productive en eau de la nappe phréatique et les stations de pompage trop à l’extérieur pas forcément aux bons endroits. Question : développement artisanal et et urbanistique sur la plaine de l’Arlier ?

3ème site :Barrage du lac de St Point, barrage vétuste qui n’assure plus sa fonction initiale et qui ne permet pas une réserve d’eau suffisante en cas de sécheresse. Selon les pêcheurs il faudrait remonter de 25- 30cm le niveau du lac ce qui ferait passer la réserve d’eau de 91 à 94 millions de m3 et qui assurerait une réserve de 2 mois d’eau supplémentaire pour la rivière du Doubs en aval et une préservation de sa faune halieutique (niveau actuel 85 m !). Difficulté de réaliser ce projet car le barrage appartient à l’État (Préfecture) qui dit ne pas avoir les moyens financiers : coût annoncé par le représentant des pêcheurs pour la rénovation = 3 millions d’€ alors que l’eau est gérée par le SMMAHD.(syndicat mixte des milieux aquatiques du Haut-Doubs).

4ème site Tourbière de Frasne avec Daniel Gilbert directeur unité de recherche sur le climat au labo chrono environnement de Besançon. Il avait donné une conférence à Frasne le 4 oct. Explications sur le fonctionnement de la tourbière aspect végétation/hydrologie, la station PeatWarm SNO et les premiers résultats (à exploiter avec précaution car mesures sur 9 ans seulement et manque de durée pour en faire une tendance au minimum sur 30 ans) Tout de même : +1,3° sur 9 ans ! ce qui est affolant ! Encore plus sombre la suite de son exposé sur les conséquences du réchauffement, sur l’agriculture intensive qui appauvrit les sols en carbone, et sur le « on va droit dans le mur ».

Ne comptons pas que sur la pluie !

Un collectif « Il est encore temps – Haut-Doubs » s’est récemment constitué. Il appelle à un rassemblement sur le thème de l’eau

Dimanche 28 octobre, à 11 h

Grand Cours à Pontarlier

Communiqué :

Ne nous y trompons pas : les images spectaculaires de la disparition de l’eau dans le Doubs et les lacs de Villers et de Bouverans des dernières semaines ne relèvent pas d’une simple anomalie climatique. Dans la droite ligne du rapport alarmant du GIEC, c’est bien le futur dramatique qui se prépare si nous ne faisons rien pour lutter contre le réchauffement climatique. Et le scénario catastrophe dans lequel nous nous retrouvons aujourd’hui, avec déjà une centaine de communes du Haut-Doubs ravitaillées à prix d’or par camion citernes ou obligées de pratiquer des restrictions sur la distribution risque bien de se reproduire à l’avenir si nous n’en tirons pas rapidement les leçons. Nous pensons que cette situation n’est pas seulement due à la sécheresse. La croissance non maîtrisée de l’urbanisation et des zones et secteurs d’activités du Haut-Doubs, avec pour conséquence l’augmentation de la consommation d’eau, pèsent aujourd’hui lourdement dans le siphonage de nos nappes et le report catastrophique qui en est fait sur nos lacs. Nous pensons qu’il est plus que temps de promouvoir des comportements individuels économes sur la ressource en eau, d’interpeller nos élus des collectivités locales pour qu’ils mettent enfin en œuvre les moyens de lutte nécessaires contre tous les gaspillages, qu’ils relèvent de simples fuites, d’utilisation inappropriées de l’eau potable, ou de comportements inciviques. Nous pensons qu’il est plus que temps de réfléchir à la préservation de cette ressource précieuse, en protégeant la ressource par un programme ambitieux de restriction des activités polluantes et de protection des zones humides, et en anticipant sur des programmes de récupération d’eau pour mieux gérer les aléas de précipitations qui s’annoncent dans les années à venir. C’est pourquoi nous appelons tous les citoyens du Haut-Doubs qui se préoccupent aujourd’hui de cette situation alarmante, et ne se satisfont plus de la danse de la pluie pour y remédier, à se mobiliser avec nous le dimanche 28 octobre prochain à 11 h au Grand Cours à Pontarlier, à l’occasion de notre « Opération Eau Doubs ». Ce sera l’occasion de débattre ensemble des moyens à mettre en œuvre et de faire part de nos doléances aux élus de nos collectivités locales.

Le collectif Il est encore temps Haut-Doubs

Ce rassemblement citoyen se veut aussi convivial. On pourra y boire -modérément – vin et jus de pomme chaud !

Pour que le renard ne soit plus « nuisible »

En créant le 14 juin 2018 le « Collectif Renard Doubs », dans le sillage du Collectif Renard Grand Est, douze franc-comtois d’horizons différents se sont engagés pour défendre la cause du renard dans le département du Doubs. Agriculteur, naturalistes, enseignants, forestiers, photographes animaliers, informaticien, scientifique et même chasseur, tous partagent le même point de vue sur l’incohérence dont est victime ce prédateur.
Par l’information et la sensibilisation, ils souhaitent contribuer à réhabiliter l’espèce et mettront tout en œuvre pour obtenir son retrait de la liste des nuisibles en 2019. On peut utilement consulté le site du collectif à l’adresse suivante : http://www.renard-doubs.fr/

Haut-Doubs Écologie a rejoint la trentaine d’organisations déjà membres de ce collectif et propose une conférence sur le sujet :

Jeudi 4 octobre, 18 h.30 Salle Morand

Le renard roux

par Didier Pépin

 

 

Fêtons le printemps !

Marché de producteurs locaux bio

Nouvelle édition du désormais traditionnel marché trimestriel des producteurs locaux bio.

Depuis sa création en mai 2016, ce sont 18 producteurs qui ont participé au moins une fois à ce marché.  On devrait approcher quinze participants de vendredi 25 mai 2018.

À noter qu’en cas d’intempérie le marché se déplacera sous la Halle Pasteur.

Comme toujours, buvette et petite restauration ainsi qu’animation musicale. Un bon moyen de fêter le printemps.

 

Rivières comtoises : état catastrophique

Ombre dans le Dessoubre, 2017

Le Doubs, la Loue, le Dessoubre, pour ne citer que les plus importantes rivières du Haut-Doubs, ont été longtemps renommées pour la qualité de leurs eaux, notamment chez les pêcheurs – on peut le dire – du monde entier.  Dès les années 1970, les spéléologues ont cherché à attirer l’attention sur la dégradation des eaux souterraines, il est vrai sans beaucoup d’impact. Il faut attendre les grandes séquences de mortalité piscicole des vingt dernières années pour que l’opinion publique soit régulièrement alertée sur l’état désastreux des cours d’eau et des lacs. De réunions de concertation en promesse de mesures, les collectivités et les représentants de l’État, ont donné l’illusion de chercher à y porter remède. Illusion seulement puisque les rivières continuent de « mourir ». Nous publierons prochainement un dossier sur cette question et celle de la gestion des eaux et des milieux aquatiques. En attendant nous attirons votre attention sur une pétition proposée par l’association de pêche « La Truite pontissalienne », adressée au Préfet du Doubs, sous le titre-choc : « Aujourd’hui les poissons, demain nos enfants »

Le lien pour la consulter : http://chn.ge/2y8MC2H

Haut-Doubs Écologie vous invite à la signer, tant il est urgent que de véritables solutions soient mises en place.